Parmi les choses qui sont encore loin d’etre monnaie courrante en Roumanie, il y a les arts de la rue. Terre indomptée s’il en est pour tous les acteurs, acrobates et saltimbanques virevoltants de tous poils, Bucarest a cependant accueilli, l’espace de 4 jours et 5 nuits, du 27 au 31 mai, la le B-Fit festival. Les passants qui ne l’avaient pas remarqué se sont donc laissé surprendre par toute sorte d’énergumènes bizarroïdes et fantastiques au coin des rues qu’ils croyaient connaitre. Et pour cause, aucune rue barrées, et pas de tambours ni de trompettes pour annoncer les parades. Comment donc, ne pas etre surpris ? Pour la deuxième année consécutive, le festival d’art de rue B-fit, organisé par Arcub (le centre d’art et de culture de Bucarest) s’est malgré tout emparé de la capitale roumaine.
Mihaela Paun, directrice d’Arcub, membre du comité d’organisation nous en dit plus sur cet événement : “Nous avions le souhait d’organiser un évènement de ce type depuis 6 ans environ, mais ce n’est que l’année dernière que la mairie a compris l’intérêt d’une telle manifestation pour donner des couleurs à la ville. L’année dernière nous avons bénéficié du soutien d’un comédien français pour nous aider à trouver les troupes, les locaux, etc… Cette année nous étions seuls. Au total, 18 compagnies ont présenté plus d’une cinquantaine de spectacles, sachant que certaines ont joué à plusieurs reprises. Personnellement, au début, j’avais des appréhensions quant à l’organisation du B-fit, surtout de la réaction des bucarestois qui ne sont pas habitués à ce que l’art de rue envahisse leur ville. Allaient-ils rejeter les artistes ? Au final, nous n’avons pas eu de problèmes de ce point de vue l’année dernière. Par contre, un comédien s’est évanoui en raison de la chaleur aux alentours du 1er juin vis-à-vis de l’université. C’était marrant parce que les ambulanciers n’ont pas su par où le prendre tant son costume jaune des pieds à la tête le rendait méconnaissable”.
Le top départ du B-Fit a été donné à toute vapeur, à la gare de Baneasa (au nord de la capitale) par le théâtre Orient express. Financé par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne, ce train aménagé sillonne l’Europe pour proposer des spectacles dans les gares. Son but est non seulement d’offrir un spectacle de qualité mais aussi de renforcer la coopération entre les compagnies et les grands théâtres européens. Mircea Cornisteanu, directeur du théâtre national de Craiova explique : “En Roumanie; le train s’arrete dans 3 gares soit le maximum pour un pays sur l’ensemble du projet (en allemagne et en turquie il y en a 2, en slovénie, en croatie et en serbie il n’y en a qu’un).
La piece de theatre de craiova a été commandée par le directeur du théatre auprés de Matei Visniec, un dramaturge roumain contemporain tres connu et joué partout dans le monde. C’est une piece mise en scene par Alexandru Boureanu qui dure a peu pres une heure. C’est d’ailleurs le cas de tous les spectacles. Chaque soir il y aura 2 sepctacles. La scénographie appartient à Adrian Damian. 6 comédiens (3 garçons et 3 filles) sont à l’affiche. Le cout du projet dépasse les 500 mille euros.
Et puis, de piata Romana au palais du Parlement le show a continué. Si des compagnies étaient venues de toute l’Europe apporté leur contribution à cette entreprise artistique, la majorité d’entre elles étaient cependant française. Certains artistes diront, en aparté, que c’est grace au statut d’intermittent, propre à notre pays qu’il en est ainsi. Parmi les compagnies françaises présentes : Les caramantrans, les géants du sud ou encore Malabar.
Pour clôturer comme il se doit un évènement de cette ampleur, la journée de dimanche était consacrée aux enfants à la veille de la journée internationale qui leur est consacrée. Au parc Cismigiu, plusieurs animations leur étaient adressées. Une maman bucarestoise témoigne : “Il faudrait organiser de tels évènements plus souvent parce que nos enfants n’ont pas la démarche d’aller chercher le divertissement d’eux même, ils se tournent vers la télévision et l’ordinateur plus facilement.”
Dimanche soir, la compagnie française Malabar et la compagnie espagnole Els comediants se sont emparées de la place Constitutiei, devant le palais du peuple de Ceausescu pour un final explosif, entre échasses pneumatiques, danse et pyrotechnie. En attendant le Best’Fest, prochaine grosse manifestation accueillie par Bucarest, la capitale va retrouver son calme tout relatif entre klaxons et aboiements divers..

Enrobées, certes, mais sensuelles. Les femmes peintes par Marie-Laure Pascal repoussent les limites de la beauté conformiste, un choix que l’artiste revendique, comme un acte de rébellion. « On peut avoir de l’embonpoint, ne pas rentrer dans les critères de la beauté actuelle et être charnelle » affirme-t-elle. En effet, parfaitement à leur aise dans des décors atypiques et colorés, elles semblent faire de l’œil au public. Atypique, le profil de cette artiste parisienne l’est aussi. Si elle dessine depuis son adolescence, elle partage cependant son temps entre son métier : le graphisme pour la communication, et sa passion : l’art. Elle ne s’est décidé que récemment à dévoiler ses productions. “J’aborde cette exposition en toute modestie et avec beaucoup de plaisir » raconte-t-elle. Une occasion de rencontrer ses « grosses » comme elle les surnomme affectueusement, qui évoluent dernièrement











Commentaires récents