B-Fit festival, Bucarest

•juin 29, 2009 • Laisser un commentaire

Parmi les choses qui sont encore loin d’etre monnaie courrante en Roumanie, il y a les arts de la rue. Terre indomptée s’il en est pour tous les acteurs, acrobates et saltimbanques virevoltants de tous poils, Bucarest a cependant accueilli, l’espace de 4 jours et 5 nuits, du 27 au 31 mai, la le B-Fit festival. Les passants qui ne l’avaient pas remarqué se sont donc laissé surprendre par toute sorte d’énergumènes bizarroïdes et fantastiques au coin des rues qu’ils croyaient connaitre. Et pour cause, aucune rue barrées, et pas de tambours ni de trompettes pour annoncer les parades. Comment donc, ne pas etre surpris ? Pour la deuxième année consécutive, le festival d’art de rue B-fit, organisé par Arcub (le centre d’art et de culture de Bucarest) s’est malgré tout emparé de la capitale roumaine.

Mihaela Paun, directrice d’Arcub, membre du comité d’organisation nous en dit plus sur cet événement : “Nous avions le souhait d’organiser un évènement de ce type depuis 6 ans environ, mais ce n’est que l’année dernière que la mairie a compris l’intérêt d’une telle manifestation pour donner des couleurs à la ville. L’année dernière nous avons bénéficié du soutien d’un comédien français pour nous aider à trouver les troupes, les locaux, etc… Cette année nous étions seuls. Au total, 18 compagnies ont présenté plus d’une cinquantaine de spectacles, sachant que certaines ont joué à plusieurs reprises. Personnellement, au début, j’avais des appréhensions quant à l’organisation du B-fit, surtout de la réaction des bucarestois qui ne sont pas habitués à ce que l’art de rue envahisse leur ville. Allaient-ils rejeter les artistes ? Au final, nous n’avons pas eu de problèmes de ce point de vue l’année dernière. Par contre, un comédien s’est évanoui en raison de la chaleur aux alentours du 1er juin vis-à-vis de l’université. C’était marrant parce que les ambulanciers n’ont pas su par où le prendre tant son costume jaune des pieds à la tête le rendait méconnaissable”.

Le top départ du B-Fit a été donné à toute vapeur, à la gare de Baneasa (au nord de la capitale) par le théâtre Orient express. Financé par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne, ce train aménagé sillonne l’Europe pour proposer des spectacles dans les gares. Son but est non seulement d’offrir un spectacle de qualité mais aussi de renforcer la coopération entre les compagnies et les grands théâtres européens. Mircea Cornisteanu, directeur du théâtre national de Craiova explique : “En Roumanie; le train s’arrete dans 3 gares soit le maximum pour un pays sur l’ensemble du projet (en allemagne et en turquie il y en a 2, en slovénie, en croatie et en serbie il n’y en a qu’un).

La piece de theatre de craiova a été commandée par le directeur du théatre auprés de Matei Visniec, un dramaturge roumain contemporain tres connu et joué partout dans le monde. C’est une piece mise en scene par Alexandru Boureanu qui dure a peu pres une heure. C’est d’ailleurs le cas de tous les spectacles. Chaque soir il y aura 2 sepctacles. La scénographie appartient à Adrian Damian. 6 comédiens (3 garçons et 3 filles) sont à l’affiche. Le cout du projet dépasse les 500 mille euros.

Et puis, de piata Romana au palais du Parlement le show a continué. Si des compagnies étaient venues de toute l’Europe apporté leur contribution à cette entreprise artistique, la majorité d’entre elles étaient cependant française. Certains artistes diront, en aparté, que c’est grace au statut d’intermittent, propre à notre pays qu’il en est ainsi. Parmi les compagnies françaises présentes : Les caramantrans, les géants du sud ou encore Malabar.

Pour clôturer comme il se doit  un évènement de cette ampleur, la journée de dimanche était consacrée aux enfants à la veille de la journée internationale qui leur est consacrée. Au parc Cismigiu, plusieurs animations leur étaient adressées. Une maman bucarestoise témoigne : “Il faudrait organiser de tels évènements plus souvent parce que nos enfants n’ont pas la démarche d’aller chercher le divertissement d’eux même, ils se tournent vers la télévision et l’ordinateur plus facilement.”

Dimanche soir, la compagnie française Malabar et la compagnie espagnole Els comediants se sont emparées de la place Constitutiei, devant le palais du peuple de Ceausescu pour un final explosif, entre échasses pneumatiques, danse et pyrotechnie. En attendant le Best’Fest, prochaine grosse manifestation accueillie par Bucarest, la capitale va retrouver son calme tout relatif entre klaxons et aboiements divers..

 

La féminité…toute en rondeur

•février 11, 2009 • Laisser un commentaire

fishergirl2 Enrobées, certes, mais sensuelles. Les femmes peintes par Marie-Laure Pascal repoussent les limites de la beauté conformiste, un choix que l’artiste revendique, comme un acte de rébellion. « On peut avoir de l’embonpoint, ne pas rentrer dans les critères de la beauté actuelle et être charnelle » affirme-t-elle. En effet, parfaitement à leur aise dans des décors atypiques et colorés, elles semblent faire de l’œil au public. Atypique, le profil de cette artiste parisienne l’est aussi. Si elle dessine depuis son adolescence, elle partage cependant son temps entre son métier : le graphisme pour la communication, et sa passion : l’art. Elle ne s’est décidé que récemment à dévoiler ses productions. “J’aborde cette exposition en toute modestie et avec beaucoup de plaisir » raconte-t-elle. Une occasion de rencontrer ses « grosses » comme elle les surnomme affectueusement, qui évoluent dernièrement dans une pièce de la maison tout particulièrement : la cuisine. Interrogez Marie-Laure Pascal, et elle vous avouera sans doute que pour elle :  « peindre c’est comme cuisiner, la peinture est semblable à la préparation d’un bon plat : ça bouillonne, ça mijote et ça prend forme. »…

Les “vacances” médiacratiques

•août 31, 2008 • Laisser un commentaire
 

Cà y est, on peut le dire, les vacances, c’est fini. Pour preuve la rentrée médiatique, riche en évènements, remaniements et nouveautés dans les grilles de programmes radios, TV et presse. Les médias reprennent donc du service, il ne pouvait pas en être autrement pour articles monkeys.

En cette fin de saison estivale, l’heure est donc au bilan. Que s’est il passé cet été dans la médiacratie ?   Ou, pour être plus précis : Quels sujets ont été passé sous silence, et au profit de quels sujets ? Petit retour en arrière…

Dès le début du mois de juillet, un évènement qui aurait dû se trouver dans le puzzle de l’information internationale manquait à l’appel, complètement étouffé par le G8 et le fameux “pacte sur l’immigration” de Brice Hortefeux ( qui a fait, a raison, beaucoup d’émules ) ; noyé par la victoire de Nadal sur Federer à Wimbledon ; écrasé par l’adoption du texte sur les 35 heures ; et surtout, SURTOUT : LE sujet dont la France entière a été saturé jusqu’à plus soif, LE sujet qui a été tourné, retourné et analysé dans tous les sens, questions pertinentes et incontournables à l’appui : la sortie du nouvel opus de notre star nationale, j’ai nommé : la femme du président. La pièce du puzzle était pourtant autrement plus importante que ce dernier évènement. Il s’agit du 6ème sommet du D8. D8 ? Me direz vous ? Et oui. Pas d’erreur ni dans la lettre ni dans le chiffre. Créé en 1997 à l’initiative de la Turquie, le rassemblement des “Huit Pays Musulmans en Voie de Développement” réunit : le Bangladesh, la Malaisie, le Nigeria, l’Indonésie, l’Egypte, l’Iran, le Pakistan et la Turquie. La visée principale de ce rassemblement est principalement économique. Ces pays souhaitent, par le biais d’une entraide, devenir dans un futur proche le rassemblement des “Huit Pays Musulmans Développés” et non plus “en Voie de Développement“. La signature d’un accord commercial préférentiel qui a eu lieu lors du cinquième sommet du D8, le 14 mai 2006 à Bali en est la preuve. Cet accord prévoit une réduction par étapes des barrières tarifaires de certains produits pour faciliter les échanges commerciaux entre les membres. Lors de ce 6 ème sommet qui s’est tenu à Kuala Lumpur du 4 au 8 juillet de cette année, il a été question, entre autres, du secréteriat permanent et de la feuille de route de la seconde décennie de coopération économique de 2008 à 2010. C’est lors des échanges concernant ce projet que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a précisé à ses partenaires qu’il “leur fournirait toute l’énergie dont ils auraient besoin“.

Quelques jours plus tard…On ne parlait que du dopage qui sévissait de nouveaux dans les rangs des

Riyad al-Maliki, ministre des affaires étrangères palestinien

cyclistes du tour de France. Et puis la France et le monde entier se félicitait de l’aboutissement de l’initiative de Nicolas Sarkozy, la très fameuse “Union pour la méditerranée“. Le 13 juillet étaient en effet réunis les dirigeants des pays arabes et d’Israel autour d’une même table, unis par le même projet : la paix. On a pu se féliciter d’apprendre que le président syrien, Bachar al-Assad, se dise prêt à entretenir des relations “normales” avec Israel. Et bien sûr, un accord semblait avoir été trouvé entre la Palestine et Israel. Or il s’avère que deux jours plus tard, le ministre des affaires étrangères palestinien, Riyad al-Maliki ( en photo ci-contre ) faisait les déclarations suivantes : ” La déclaration conjointe, approuvée par l’ensemble des participants, a été en réalité modifiée au dernier moment par l’Elysée, sans l’accord des palestiniens. [...] Les termes de référence parlaient d’une paix juste et globale, basée sur la solution de la terre contre la paix. Toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies y figuraient. Le texte faisait notamment référence à la feuille de route, ainsi qu’à l’initiative de paix arabe. Tout cela était clairement indiqué dans un des paragraphes. Ce que nous disons c’est : Pourquoi les termes de référence ont été totalement annulés ? sur quelle base ? Pour quelles raisons ? Jusqu’à maintenant nous ne savons pas. [...] Ce n’est pas seulement nous, les palestiniens, qui avons été choqués et surpris par le fait qu’à la fin, ce qui nous a été montré n’était pas le véritable texte, qui a cependant été publié.” Au moment des faits, il était donc hors de question pour les palestiniens d’accepter la déclaration. Réponse d’Eric Chevalier, porte-parole du ministère des affaires étrangères sur le sujet : “Les palestiniens pensaient que cela remplaçait une partie du paragraphe alors que nous pensions que cela remplaçait l’ensemble du paragraphe“. C’était donc çà. Depuis, difficile d’obtenir des informations sur l’avancée des choses…Encore une affaire à suivre.

Enfin, le 25 août, la France n’avait qu’un nom à la bouche : Laurence Ferrari. Les débats allaient bon train

Sahar Vardi

Sahar Vardi

avant, pendant et après son tout premier journal de 20h sur TF1, sans doute la chaîne la plus regardée. Pour la “qualité de son information“, sans doute. Cette date était pourtant intéressante pour un autre fait, presque drôle s’il n’était pas affreusement cynique. Pour Saïd Al-Atabeh comme pour 197 autres palestiniens, ce jour a été le premier qu’ils ont passé en hommes libres depuis leur incarcération, celle de Saïd Al-Atabeh datant de 1977. Année au cours de laquelle le jugement ( il fut condamné à une peine de perpétuité ) de ce membre du Front démocratique de Libération de la Palestine pour avoir perpetré une série d’attentats à la bombe qui avait fait un mort et quelques dizaines de blessés dans la région de Tel-Aviv a été bouclé en…un jour. C’est également le dernier jour de liberté pour une dizaine de palestiniens arrêtés comme chaque nuit par la police israelienne mais aussi pour Sahar Vardi. Cette israelienne de 18 ans a en effet été condamnée à 7 ans de réclusion dans la prison de l’armée. Le motif ? L’apposition de sa signature sur une déclaration collective de refus de servir dans l’armée israelienne d’occupation. Cette pacifiste à l’origine de la déclaration a écrit dans une lettre à l’adresse du ministre de la défense de son pays :              ” L’époque ensanglantée dans laquelle je vis ( consistant en des assassinats, des agressions et des bombardements ) a pour résultat une augmentation du nombre de victimes dans chaque partie prenante. C’est un cercle vicieux qui émane des faits de violence de la part des deux côtés. Je refuse de prendre part dans ces choix.

Triste bilan non exhaustif s’il en est. Le constat était déjà impressionant lors des mois de mai et juin. Deux mois au cours desquels  le procès du couple Fourniret avait monopolisé toute l’attention des médias au détriment de l’actualité sociale du pays. L’été a lui aussi fait ses preuves avec un lot de sujets parias dans la médiacratie. Et à la rentrée ?

Pop4Real, ou le retour tant attendu des BOYS BAND

•juillet 6, 2008 • Un commentaire

A vous qui vous vous surprenez à fredonner “Partir un jour” entre les rayons lingerie et détergeants de votre grande surface. Vous qui avez gardé des posters des 3T là où vous savez que personne ne les trouvera et allez les regarder de temps en temps, en essuyant une larme. Bref à tous les nostalgiques des 2be3, des Worlds Apart, d’Alliage, des Boyzone, Gsquad et autres attroupements de body-builders aux coeurs tendres : le jour tant attendu est arrivé ! Le phénomène “boys band” signe son grand retour avec un groupe “Pop 4 real” qui fait de la “Spons Pop” . Le principe est assez fort : ils offrent d’écrire une chanson pour vanter les mérites d’un produit puis de la chanter. C’est ainsi que le nouveau téléphone d’une célèbre marque s’est vu offrir pour sa promotion ni plus ni moins qu’un véritable clip. Les spots de 30 sec à 15 000 euros qui passent entre deux parties de  Secret Story  ? Oubliés ! Ringards ! Aux oubliettes…                       Et le pire c’est sans doute…que ça marche ! Le concept est en train de faire un buzz, et le téléphone, lui, en profite ! Qu’ils soient sérieux ou pas, ces petits gars ont tout compris et vont sans doute gagner de quoi se faire relustrer les pecs en toute sérenité. Pour fêter le retour d’un genre qu’on croyait définitivement enterré, un petit avant/après, juste pour le plaisir :

Avant :

L’image de marque des boys band c’était :

 

  Les paroles c’était :

  “Quand le ciel, se désole dans les heures d’un soir. Infirme et solitaire, mon coeur se meurt de froid, se meurt de toi. Dans les hivers de nos querelles, la nuit nous tend ses bras, la pluie revient rire de joie. refrain : Et je sais, le parfum des regrets, le mal que l’on se fait, qu’il ne soit plus jamais. prends ma main dans ta main rallumons nos chemins, nos soleils de matins, aujourd’hui pour demain. Viens lier nos destins, jusqu’au bout des refrains…OHOUHO YEHIEH !”

Leurs prénoms c’était : Philip, Adèl, Franck, Quentin, Steven, Brian….

Leurs chorés c’était : A mi-chemin entre le hip-hop, de la GRS et l’ancêtre de la tektonik. Un mélange détonnant, des gestes synchros et des abdos dehors sous le sunshine des Bahamas de Villeneuve-Loubet. Bref, que du bonheur !

Maintenant :

Leur image de marque c’est :

               

 

                Et leurs paroles :

               “La premiere fois que j’ai posé les yeux sur toi, je n’ai pas pu croire que tu étais vrai. [...] Je vais bien te traiter, remplissant notre amour comme tes 2 GO, mon amour est sans fil comme ton internet. Je suis sûr que tu es le meilleur déjà…Refrain : “nom du téléphone” Je me sens comme si notre histoire venait de commencer, il n’y a rien dans le monde que je puisse comparer à toi, j’aime ton apparence…”

Leurs prénoms c’est  : Nicky, Haans, B-Rude Piz, Hope, John-John, et Bruce.

Leurs chorés c’est : Je tourne autour du produit, je le caresse langoureusement, je lui fais les yeux doux, puis je regarde le téléspectateur droit dans les yeux, pour qu’il voit que je rigole pas avec la qualité de ce produit ! Et puis un peu de choré à l’ancienne…pour le plaisir.

Et pour ceux qui sont déjà fan, allez vite sur le site pour voter pour le prochain produit auquel les Pop 4 Real vont adresser leurs mots d’amours. Leurs coeur balancent entre : Mr Tofu Salad, Cinnamon beer ( de la bière à la canelle ), 800 kg salsa (?), Big power Drill et Hemorroid cream… Personellement je sais pour quel produit je vais voter…

Libre

•juillet 6, 2008 • Un commentaire

Héroïne.

Le mot est lâché. Quoi de plus normal ? Un engagement fort pour son pays, 6 ans de détention, une attitude digne depuis sa libération, une envie apparente de reprendre là où elle s’était arrêtée, de mener à bout de bras ses projets à terme… Alors oui, pour qualifier Ingrid Betancourt, “héroïne” est sans nul doute le mot qui convient.

La nouvelle de sa libération, çà a d’abord titiller en nous cette envie de respirer à pleins poumons, de nous rappeller le sens du mot Liberté dans toute sa dimension, son ampleur titanesque. Chaque petit point rouge sur fond noir des écrans d’informations des villes qui formaient les mots : Ingrid Betancourt est LIBRE. Bienvenue en France” était une pierre à l’édifice du sentiment de joie et de soulagement national.

Mais aujourd’hui, -a-t-on le droit de le dire ?- , on en a marre. Marre des récupérations politiques plus ou moins intelligentes à gauche comme à droite. Marre de voir les scènes de retrouvailles qui auraient gagné en intimité et perdu en bons sentiments si elles étaient restées privées. Marre du débat “rançon pas rançon”, parce-que, à la limite, quel que soit le moyen qu’Uribe a utilisé pour venir à ses fins, n’importe quel homme politique en aurait fait autant pour récuperer les faveurs populaires de “celui qui à libéré Ingrid”.                                                                                                                                                            Et, n’en déplaise à notre président ( à qui on peut reconnaitre le mérite d’avoir replacé ce sujet au centre des préoccupations internationales), mettez vous à la place du président Colombien ! Imaginez vous apprendre un matin qu’un autre président est venu de l’autre bout du monde sauver des prisonniers sur vos terres et qu’il a réussi là où vous avez échoué…sur le territoire dont VOUS êtes en charge…dur, dur ! Finalement, Uribe a sauvé son honneur et le monde a ce qu’il voulait : la liberté d’Ingrid… A part les Farcs, tout le monde est content.

Et les autres otages ? qu’ils soient libérés ou encore captifs, il n’y a guère qu’Ingrid qui les évoque ! Mais ne vous inquiétez pas, avec un peu de chance on aura plus de détails sur ce sujet à la sortie du film. Car, on peut en être sûr, film il y aura ! Une si belle histoire sur le courage, le patriotisme, les valeurs religieuses etc… Hollywood ne s’en priverait pour rien au monde…. Ici encore, affaire à suivre.

PPDA s’en va, la fin d’une époque

•juin 27, 2008 • Laisser un commentaire

S’il y a bien une chose qui différencie Jacques Chirac de l’actuel président, c’est bien la qualité de leur ouïe. Quand L’ancien président , interrogé par Le Figaro sur les critiques émises par son successeur à son égard, affirme :” Je ne vous surprendrais pas en disant que je n’ai pas remarqué”, on comprend sa volonté de faire la sourde oreille.
Pour Sarkozy en revanche, ce serait plutôt l’inverse. Et quand PPDA l’a appellé le “Petit garçon en train de rentrer dans la cour des grands” ( après son intervention au G8), çà n’est visiblement pas tombé dans l’oreille d’un sourd. C’est en tout cas le motif invoqué par les mauvaises langues pour le départ de PPDA. Mais faisons fi de ces méchantes rumeurs car, comme d’habitude, le coup médiatique a ses raisons (plus complexes qu’il n’y parait) que la raison ignore. Pas question d’évoquer donc dans cet article les liaisons d’intérêts inénarrables qu’entretient le chef de l’État avec d’illustres inconnus comme Martin Bouygues ( TF1), Serge Dassault (le Figaro) ,Vincent Bolloré (Havas et Direct 8), ou encore Bernard Arnault (Les Échos)…Non, ce n’est décidément pas le gang du Fouquet’s qui est au centre de cet article.
Car la vraie question, celle que tout le monde se pose c’est : que va-t-il advenir de notre PPDA, celui du peuple, qui n’a de Poivre d’Arvor que la voix et l’apparence, celui qui nous manquera vraiment : le guignol. Pour l’instant le manitou Denisot reste assez évasif sur ce sujet qui fâche. A peine a-t-il lâché une phrase au caractère largement allusif à la fin du journal du lundi 9 sur une échéance qui devrait mettre fin à nos interrogations les plus brûlantes sur le sujet : la rentrée en septembre… C’était le lendemain de la finale de Rolland-Garros. Finale pendant laquelle le premier concerné à appris la nouvelle par texto (décidément !) L’été s’annonce difficile. Les choses changent et ne seront donc définitivement plus les mêmes…

Un président noir aux Etats Unis ?

•juin 4, 2008 • 2 commentaires

On a envie d’y croire… Surtout depuis que Barack Obama a gagné l’investiture démocrate hier. A 42 ans, le sénateur de l’Illinois serait un des plus jeunes président élu, quand son adversaire, John Mc Cain, à 72 serait le plus vieux. Un écart d’âge qui fera peut être peser la balance du côté du favoris de la plupart des français.  Soutenu par de nombreuses personnalités américaines ( George Clooney, John Kerry, Matt Damon, Oprah Winfrey, Scarlett Johansson, Halle Berry, Carole Kennedy, Michael Moore…) dont la dernière en date est le réalisateur Georges Lukas, ce leader charismatique a donc peut-être une chance de remporter les élections présidentielles en novembre prochain. Cette victoire marque quoi qu’il en soit un tournant dans l’histoire du continent nord-américain.

Le manifeste des Menteuses

•juin 4, 2008 • Laisser un commentaire

Suite à l’affaire d’annulation de mariage qui a eu lieu le 29 mai au TGI de Lille, Marie-Louise Gourdon, organisatrice du célèbre Festival du Livre de Mouans-Sartoux ( lieu de rendez-vous des grands auteurs, il a lieu chaque année en septembre ) a décidé de réagir. Sur le site du festival :

http://www.lefestivaldulivre.fr/

elle a publié le “manifeste des menteuses”, qui rappelle le Manifeste des 343 salopes, soit la pétition signée par 343 femmes qui avouait avoir déjà subit un avortement à l’époque ou cet aveu les exposait à des poursuites pénales, voire à l’emprisonnement. Le texte de celui-ci est le suivant :

Un tribunal de Lille a pris la décision d’annuler un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.

A cette minute, nous avons honte d’être citoyennes d’un pays dont la justice bafoue le droit des femmes.
Ce jugement nous atterre et nous révolte : il est inacceptable.
La virginité serait une qualité substantielle de la femme qu’on épouse. Des milliers de femmes sont aujourd’hui menacées par le caractère discriminatoire de ce jugement.
Si notre loi permet cela, alors il faut changer la loi.
Femmes de France, nous déclarons être citoyennes et menteuses.
Il est plus que temps que notre pays respecte le droit des femmes.
Le code civil ne doit pas être l’instrument du recul de l’égalité homme / femme.
Nous demandons que le code civil soit modifié en conséquence.
Nous n’acceptons pas cette régression du statut de la femme.
Nous n’acceptons pas cette atteinte à notre intégrité.
Nous n’acceptons pas l’obscurantisme.
Nous n’acceptons pas la rupture d’égalité.
Nous n’acceptons pas cette trahison.

Pour signer, rendez-vous sur le site.

LaYtItiA

•juin 4, 2008 • 2 commentaires

Décidément, un vent de fraîcheur souffle sur le paysage musical français. Il est (re)venu le temps de se trémousser sur un son frenchy. Bien sur dans la catégorie éléctro-french touch-mix… Il y a Bob Sinclar, David Guetta, les Daft Punk… Mais une autre vague déferle sur les ondes, plus fraîche, plus pop, plus colorée : celle de Mika. C’est dans cette veine que s’inscrit Laytitia, nouvelle recrue du label AZ, dont l’album “Lost” sortira dans les bacs en septembre. Bien que flattée de la comparaison, elle assure avoir écrit et composé ses chansons avant d’avoir entendu les tubes du franco-libanais. Si elle le dit, on la croit ! Et même si ce n’était pas le cas, avec ses grands yeux bleus, ses long cheveux platines et ses airs mutins de Babydoll, on craque malgré tout !

Bien sûr elle a, comme toutes les candidates de l’école des fans, nouvelle star et autre académies… “toujours voulu faire de la musique”. Et oui, “toute petite déjà…” mais là ou l’histoire change c’est que, après avoir découvert qu’elle pouvait non seulement écrire et interpréter mais aussi composer, après avoir accouché de sa première création (”Shame on you”), puis de tout un album et enfin après avoir balancé sa maquette sur un site internet, elle n’a attendu que…deux semaines avant d’être repérée. C’est Quentin Bachelet, compositeur-arrangeur-réalisateur ( et accessoirement “fils de” Pierre) qui l’a contacté et invité sur Paris.

De là, tout est allé très vite. Résumé : Elle avait composé ses chansons en six mois, il n’y avait donc plus qu’à décider de l’orientation de l’album, des arrangements nécessaires…ce qui a pris six mois. Une fois en studio, l’enregistrement a duré 2 mois. Elle confie : “Quand des directeurs artistiques passaient pendant l’enregistrement, j’en profitais pour faire un show case. C’est celui de chez AZ qui m’a repéré. Il m’a obtenu un rendez-vous avec Valéry Zeitoun ( directeur du label AZ chez Universal France). J’ai joué mes morceaux dans son bureau, avec ma guitare, et il a aimé.” Il ne restait plus qu’à signer, trouver une pochette pour l’album et la machine était lancée. A chaque étape du processus, -où doit on dire du tourbillon qui l’a emporté- Laytitia a essayé de faire la part des choses :“Je n’ai qu’une peur c’est que tout s’arrête, de faire feu de paille. Alors j’essaie de faire les bons choix, d’être fidèle à mon univers. Ma musique c’est ce que je suis, ce que je ressens, alors, oui, j’écoute tout ce qu’on me dit, mais je prends seule mes décisions. Je me dis qu’en étant honnête, ça a plus de chance de marcher.”

Aujourd’hui la jeune star en devenir a son appartement sur Paris, où elle s’est aménagée “un genre de petit studio” pour faire des essais, composer son prochain album… C’est aussi là qu’est née la formule Happy Chupa Pop “Quand j’ai eu l’idée de cette formule, qui résume bien l’état d’esprit de ce que je fais, je suis parti dans un délire, avec des voix bizarres, genre pom-pom girl et je me suis enregistrée”. Un délire qu’on retrouve en plage 7 de l’album, et qui est devenu une sorte de slogan. Elle se partage entre deux univers : celui de la capitale, où continue à travailler pour la sortie de son album, elle y a ses amis, musiciens pour la plupart ; Et Aix-en-Provence, sa ville d’origine :“Ici , c’est les vacances, je me sentirais toujours chez moi.”

Pour ceux qui ont raté son tout premier concert, en première partie de “I am kloot” au Casino de Paris, la séance de rattrapage aura lieu à Lille au Biplan le 19 juin en première partie de BP Zoom. Et il y a fort à parier qu’on entendra bientôt parler de cette jolie fille à l’album énergique. ” Pour moi ce CD à été un exutoire, il m’a permis d’extérioriser mes expériences. Mais à l’écoute je veux que les gens se laissent aller, qu’ils se sentent bien, qu’ils aient la pêche.”

Comme le dit son slogan : “Happy Chupa Pop, ça va te réveiller, tu ne voudras plus jamais arrêter” (en anglais dans le texte). Affaire à suivre…

MySpace : http://www.myspace.com/laytitia

Une erreur peut-elle devenir jurisprudence ?

•juin 1, 2008 • Laisser un commentaire

L’article 180 du code civil donne la possibilité à un époux de demander l’annulation de son mariage s’il y a erreur sur la personnalité de son conjoint.

Le Coran ne précise a aucun moment qu’une jeune fille doit être vierge avant son mariage.

Pourquoi évoquer ces deux textes qui n’ont en commun que le dénominatif de “loi” que ceux qui les connaissent leur donnent ? Parce que c’est autour de ces deux textes fondamentaux que se crée la polémique, suite à la décision prise par le juge du TGI de Lille ce 29 mai 2008.

Une femme ment à son fiancé sur sa virginité, sachant sans doute que c’était pour lui une condition sine qua none à leur union. Ce couple de jeunes d’origine maghrebine et de confession musulmane se marie. Lors de la nuit de noce, le jeune marié découvre la vérité et part avec en tête l’idée de faire annuler le mariage. Pourquoi lui a-t-elle menti ? Pourquoi l’obsession de la virginité ? Pourquoi une annulation, et pas un divorce ou le pardon ? Le concours de circonstances et de choix n’est pas bon. C’est dommage. Par contre, qu’un juge se prononce en faveur de cette annulation, c’est grave.

Dès que les politiques, philosophes, religieux, membres d’association, gynécologues, “personnalités”, hommes ou femmes prennent la parole, la polémique enfle un peu plus. Et pour cause, cette affaire fait remonter tous les vieux démons de la France. Tous ces propos aux relents machistes, racistes, anticlaricaux… tout ce que ce pays peut avoir de radical, de honteux, tous les non-dits habituellement enfouis sous la bienséance. Parce que ce sont des enfants d’immigrés, parce qu’ils sont musulmans et parce que la réaction du jeune marié est bel et bien une réaction radicaliste. Plus que tout ce qui fait réagir dans cette histoire ce sont les conséquences que ce jugement peut avoir :

-Les tribunaux vont se remplir d’époux du même genre venus jouir pleinement de ce nouveau droit que le TGI de Lille vient de leur offrir. Aucun juge ne pourra nier que ce cas a fait jurisprudence…

-L’atitude du jeune marié s’en voit légitimée, ce qui est une erreur. Allons plus loin, qui sait ? Peut être que ceux qui, par manque de personnalité ou autre, hésitaient à tomber sous influence religieuse et à avoir cette atitude y verront une autorisation à répudier, exciser, battre ou je ne sais quelle pratique qu’ils justifieront par je ne sais quelle croyance.

-Les jeunes filles quoi qu’il en soit viennent de voir s’envoler leur droit le plus fondamental de disposer de leur corps comme elles l’entendent. Et elles seront sans doute plus nombreuses encore à aller se faire reconstruire l’hymen par un gynécologue véreux ou au contraire embarassé, le tout pour des sommes astronomiques. Ca fait cher la liberté…

-Les gens d’extrêmes droites vont trouver là, on peut leur faire confiance, de quoi alimenter leur discours selon lequel la France doit rester française puisque ce sont “encore” des gens d’origine maghrébine dont il est question.

-Les machos/mysogines se trouvent confortés dans le fait que leurs idées ne sont pas si archaïques que ça, puisque la question n’est posée nulle part dans cette affaire de savoir si lui, le jeune marié, était puceau ou non.

Le fait est que la France n’a jamais été la reine de la parité. Il n’est jamais rare d’entendre : “avoir un travail ou avoir des enfants il faut choisir”, pas rare non plus qu’une fille se demande un jour de beau temps “si je met une mini jupe et que je me fait violer, on pourra dire que je l’ai cherché ?”, ou de se demander quelle est la femme de notre entourage qui est battue… Les résidus de la société machiste et patriarcale sont coriaces et on ne peut qu’attendre patiemment que les choses changent… Mais quand il s’agit de la loi, de la justice, je pense qu’on ne peut pas laisser la législation, ce qui est supposé régir notre pays, prendre cette direction.

Et vous ?